Victor Maurice – Chez Totor

Gérant d’une boite de nuit et d’un restaurant piscine, le propriétaire de Chez Totor fait partie de ces figures Chablaisiennes incontournables et attachantes. Un enfant du pays qui n’a cessé de faire danser les gens.

Né à Evian en 1941, il a depuis toujours été en lien avec le monde de la restauration. Sa mère tenait elle-même un café dans la région, un endroit qui l’a vu grandir et passer du petit Victor au fameux Capitaine Chef Totor. Au début des années 60, c’est la ferveur des années yéyé et la boite de nuit vibre au son du jukebox et des orchestres. De cette période naîtra«Chez Totor où de nombreuses célébrités y feront des apparitions.

Nous avons donc voulu en savoir un peu plus sur l’histoire de cette boite de nuit emblématique, sur son passé, son présent et aussi son futur.

Aujourd’hui, c’est la rencontre avec Totor. De son vrai nom Victor Maurice, mais mieux vaut l’appeler« Caporal Chef Totor !

Pourriez-vous nous raconter vos débuts, comment tout a commencé pour vous ?

À la base je suis serveur, j’ai commencé à l’Hôtel de la plage aux Gets en 1956 pour ensuite intégrer le Casino d’Evian. Malheureusement, je n’avais pas d’argent pour me payer l’école hôtelière, j’ai donc appris le métier sur le terrain. J’ai été appelé pour partir à la guerre d’ Algérie ( 1954-1962) où j’ai pu tenir le bar des officiers. Grâce aux ventes des boissons, je gagnais un peu plus d’argent, ce qui me permettait d’améliorer la cantine pour les officiers. Ça m’a valu une très bonne réputation !

En 1970, j’ai épousé Marcelle avec qui j’ai eu deux enfants, Nathalie et Corinne. C’est aussi grâce à la restauration que j’ai pu la rencontrer ! Mon ami Michel Trombert que j’avais rencontré en Algérie, me l’a présentée. Il tenait un restaurant à Morzine et c’était l’une de ses serveuses. Malgré tout l’Algérie a été déterminante pour ma vie.

Et au sujet de « Chez Totor », comment a démarré cette boite de nuit ?

Nous étions en plein dans l’époque des yéyé et la jeunesse locale venait écouter de la musique sur

Jukebox, mais uniquement le dimanche après- midi, et par la suite le samedi soir. En 1970 il y a eu l’arrivée des discothèques avec DJ’s et la fréquentation a commencé à baisser alors nous avons décidé de faire venir des orchestres.

Dans les années 80, c’était ma propre fille qui était aux platines ! Elle faisait DJ.

Quel est votre secret pour maintenir un tel succès alors que tant de boite ont fermé ?

Je suis un local, tout simplement. J’ai participé pendant 20 ans à la foire de Crête en tenant un chapiteau. J’ai aussi fait venir des orchestres et j’ai eu la chance d’être accompagné par plusieurs célébrités : Henry Williams, Madame de Fontenay…

A mon avis il faut aussi être quelqu’un de sympathique et avoir l’œil ouvert pour suivre les tendances, réussir à réunir plusieurs générations.

Auriez-vous une anecdote à nous partager sur votre établissement?

« Chez Totor », c’est le bar-boite de nuit le plus ancien de France sans avoir jamais changé de nom, ni de propriétaire! Bon après CHEZ MICHOU « à Pigalle, PARIS VIIIeme »

Comment imaginez-vous le futur de «Chez Totor» ?

J’ai envie que l’établissement reste dans ma famille, j’y tiens absolument et peu importe les propositions que l’on peut me faire. J’ai aussi envie de développer l’espace piscine et bar tout en gardant une clientèle respectueuse de la boite de nuit, de 30 à 80 ans.

Plus personnellement, hormis votre boite de nuit, quelles sont vos passions dans la vie ?

J’adore la chasse et naviguer sur le lac.

Concernant la musique, vous avez quelques préférences ?

Bien sûr, j’écoute beaucoup Salvatore Adamo, Nicoletta, sans oublier Johnny !
Dans les plus récents, je peux aussi vous parler de Booba et Drake, je les aime bien.

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