Quand et comment êtes-vous devenu passionné de généalogie ?
J’ai un Master ès Lettres et j’ai beaucoup étudié l’Histoire de France ainsi que l’Histoire de l’Art. Pendant les confinements de 2020, j’ai commencé à m’intéresser à la généalogie. J’ai depuis suivi plusieurs formations spécifiques, notamment sur les actes notariaux ou les parcours militaires. Un ancêtre Poilu ? Je peux connaître l’intégralité de ses batailles, ses blessures et ses médailles !
Que signifie la partie « Beaux Arts » ?
Lorsque je fais des recherches sur une personne jusqu’à connaître sa vie dans les moindres détails, j’aime pouvoir lui associer une image.Pour les cas où il n’existe ni photo ni portrait, j’explore les collections des musées et les catalogues d’antiquaires afin de trouver le tableau qui correspond le mieux : l’époque, la région, le métier, les costumes… Tout doit être cohérent avec les ancêtres auxquels je souhaite donner un visage.Le tout sans aucune utilisation de l’intelligence artificielle : uniquement des œuvres véritables, réalisées par des artistes.
Quel est votre travail au quotidien et comment vous organisez-vous ?
Plusieurs fois par semaine, j’explore la presse ancienne et je raconte sur mes réseaux sociaux des histoires étonnantes : petits drames du quotidien, causes de décès inhabituelles ou anecdotes retrouvées dans les journaux d’époque. Je m’efforce ensuite de retrouver leur descendance, notamment grâce à Généanet, afin de leur transmettre ce fragment d’histoire familiale.« Ah tiens, mon arrière-grand-tante est morte étouffée en avalant un haricot ? »
Qui peut faire appel à vos services et dans quel but ?
Je travaille uniquement pour des particuliers qui souhaitent remonter le fil de leur histoire familiale.Cela peut être pour découvrir le quotidien de leurs ancêtres dans leur région d’origine, lever le voile sur certains secrets de famille, ou mieux connaître une personnalité particulière de leur arbre généalogique, célèbre ou inconnue.
Quelles sont les démarches pour vos recherches et quelles sont vos méthodes ?
Tout est expliqué sur mon site !Tout commence par un échange de mails avec les personnes qui me contactent. Je commence mes recherches dans les registres paroissiaux ou d’état civil, puis j’élargis progressivement aux recensements, aux actes notariés et aux dossiers militaires.
Je peux également me déplacer dans les archives départementales partout en France lorsque les documents ne sont pas numérisés. Cela permet parfois de découvrir la scolarité d’un ancêtre, des informations médicales, un parcours professionnel ou encore des anecdotes surprenantes, comme des conflits de voisinage.
« Ah tiens, grand-papy s’est fait voler un outil par un facteur kleptomane ? »Chaque information est systématiquement vérifiée, en croisant les sources et en les citant précisément.
Pourquoi limiter vos recherches aux personnes ayant vécu entre 1750 et 1950 ?
Les personnes nées vers 1750 et ayant atteint la quarantaine ont connu deux périodes majeures : le calendrier révolutionnaire et la mise en place de l’état civil officiel, plus rigoureux que les archives paroissiales. Il est bien sûr possible de remonter plus loin dans le temps, mais les informations disponibles sont souvent trop limitées pour proposer une véritable biographie.La limite de 1950 s’explique quant à elle par les règles de consultation des archives : la plupart des documents ne sont accessibles qu’après un délai de 75 ans afin de protéger les personnes susceptibles d’être encore en vie.
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